Paysageur
Une revue qui pense avec les pieds

UNE REVUE DROMOMANE

Incapable de rester statique, le dromomane ressent le besoin irrésistible de toujours être en mouvement. La revue PAYSAGEUR partage la même énergie :  elle marche dans le paysage. Sensible et curieuse, elle s'émerveille ou elle s'indigne. Virginia Woolf, infatigable flâneuse dans Londres, ne disait-elle pas que les pensées nourries par la marche sont « ciel pour moitié ».

L'esprit nomade qui anime la revue dévoile le paysage à travers le reportage, la photographie, la littérature, le cinéma, l'illustration, la botanique et la marche. Penser avec les pieds, une promesse que la revue souhaite tenir.

Logo Paysageur

#01 : PUISSANTS PAYSAGES

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En choisissant de traiter une thématique par numéro, PAYSAGEUR prend le temps de réfléchir avec des illustrateurs, des photographes, des jardiniers, des écrivains, des journalistes...

PAYSAGEUR s'adresse à tous ceux et toutes celles qui s'émeuvent, qui se questionnent et qui se soucient du paysage sous toutes ses formes.

PAYSAGEUR c'est une revue de 112 pages qui comprend 7 rubriques.

Qu'est-ce qu'un puissant paysage ? Pour y répondre, ce premier numéro chemine des Alpes-Maritimes à Istanbul, du Grand Nord en Norvège au parc national de Whanganui en Nouvelle-Zélande.

PAYSAGEUR espère que vous prendrez autant de plaisir que nous à dériver, chers lecteurs-arpenteurs.​

En librairies mi-avril 2018.

Imprimerie Escourbiac

Work in progress ! Nous nous sommes rendus à l'Imprimerie Escourbiac pour le calage du 1er numéro de Paysageur. Réception des revues prévue fin mars 🗓! En librairies mi-avril. . . . . #paysageur #paysageurmagazine #printporn #indiemags #revue #welovemagazines #indiepublishing #aparaitre #escourbiac #escourbiacimprimeur

Publié par Paysageur Magazine sur mercredi 14 mars 2018

Il sera possible de commander la revue via le site en avril également,
les points de vente seront renseignés prochainement.

" TRAVERSÉE "
L'OGRE QUI VOULAIT MANGER LA PLAINE DU VAR

Des montagnes de l'arrière-pays niçois à l'embouchure du Var, une marche de 50 kilomètres mène du monde sauvage à celui du centre commercial Cap 3000. Le long du fleuve, les pouvoirs publics et privés s'activent pour aménager ce territoire convoité en éco-vallée. En chemin, Claire Fau et Maxime Lancien racontent l'histoire de ce paysage vidé de sa fonction nourricière et pressé comme un citron par la ville qui ne cesse de l'absorber.

Un reportage à retrouver dans le numéro 1.

Sylviane Reina

Un rapace apparaît furtivement au-dessus du jardin de Sylviane Reina.

Elle s'est installée à La Tour pour devenir paysanne herboriste, malgré le relief accidenté et le prix du foncier, facteurs de découragement dans la région. Leur entreprise, Les Senteurs du Claut, commercialisent 25 huiles essentielles, autant d'hydrolats, de rose centifolia, de fleur d'oranger, de plantain ou d'ortie.

Signataire de la charte du Syndicat des Simples (Syndicat Inter-Massifs pour la Production et l’Economie des Simples), Sylviane s'engage à respecter un strict cahier des charges. Sylviane se bat pour réhabiliter le diplôme d'herboriste et pour obtenir le diplôme de paysan herboriste.« Aujourd'hui on peut dire herbaliste mais pas herboriste. C'est sensiblement la même chose pourtant. »

Les plantes suscitent aujourd'hui la convoitise des laboratoires.« Des personnes cueillent n'importe où et un jour peut-être d'autres seront passés avant nous. Rien n'est régi pour les laboratoires. C'est la confiscation de notre ressource. »Elle a découvert l'éco-vallée lors d'une présentation par la Chambre d'Agriculture. Pas vraiment indifférente mais plutôt dépitée, Sylviane ne comprend pas l'intérêt du projet. « Il s'agit de terres agricoles magnifiques. Tout pousse dans cette plaine, avec le soleil et l'eau. Qu'est-ce qu'on fait à cette terre ? »

Sylviane Reina

Benjamin Van Hoorebeke

Benjamin Van Hoorebeke s'active sur le pont du Cros.

Il est responsable du bureau Méditerranée auprès de Surf Rider Foundation Europe (une association de protection du littoral créée en Californie il y a 30 ans) et nous explique leur présence. « Nous travaillons aujourd'hui sur projet Riverine Input Méditerrannée en accord avec la mairie d'Utelle, la métropole Nice Côte d'Azur, la mairie de Saint-Laurent-du-Var et l'Onema (NDLR : l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques). Nous analysons les apports de déchets en mer par les rivières et les fleuves. »

Dans un premier temps, l'équipe prélève mensuellement les déchets sur une portion des berges, « au mètre carré près. » Dans un second temps les membres de Surf Rider les trient. Trois ans d'analyse sont nécessaires pour déterminer quels types de déchets se retrouvent dans l'eau, en provenance du BTP, de la pêche, de l'agriculture, et à quelle fréquence. « Il s'agit d'avoir des données quantifiables, vérifiables, mesurables et que l'on rend public en tant qu'association. Ici, sur tout le bassin versant du Var, c'est auprès des pêcheurs qu'il va falloir faire des efforts de sensibilisation ou de répression, si répression il doit y avoir. » Benjamin Van Hoorebeke et son équipe ont débuté la collecte en décembre 2016 au pont du Cros et espèrent tirer des conclusions dans 3 ans.

Benjamin Van Hoorebeke

Véronique Mure

« Le paysage peut-il sauver la ville ? La Méditerranée en avant-garde. »

Vaste programme pour les Assises du paysage organisées à Nice en avril 2016.

Véronique Mure, ethnobotaniste et ingénieur horticole, était présente pour tenter d'y répondre.

La recherche de nouveaux modèles à inventer en matière d'urbanisme la passionne. L'association Terre de Mars dans le quartier de Sainte-Marthe à Marseille démontre la possibilité d'une agriculture péri-urbaine réfléchie et engagée. « D'autre part, l'agence FABRIQUES Architectures Paysages des frères Janin, Rémy et Pierre, a été récompensée par le Palmarès des jeunes urbanistes en raison de la démarche qu'ils ont entrepris dans leur ancienne ferme familiale à Vernand dans la Loire. » Pour les frères Janin, l’agriculture peut offrir de nouvelles formes d’urbanisme et d’architecture, comme les estives urbaines, les parcs et les quartiers agricoles.

Pour saisir l'essence du paysage méditerranéen, Véronique Mure recommande la lecture de Ferdinand Bac, écrivain, dessinateur et paysagiste, entre autres. « Installé à Menton, il est à l'origine du jardin des Colombières. Il a écrit un très beau plaidoyer pour le cyprès, à une époque où l'exotisme s'installait à Nice. On trouvait une débauche florale. Mais cette exotisme niait la palette végétale méditerranéenne, Ferdinand Bac a pris le contrepied de tout ça. »

Véronique Mure

CO-FONDATEURS

Paradisier Clair Fau

CLAIRE FAU

Photographe et paysagiste, les questionnements liés au rapport de l’homme avec le paysage motivent sa pratique. Formée à l’ENSAV de La Cambre à Bruxelles et à l’École nationale supérieure du paysage à Versailles, elle aime laisser la part belle à l’expression des forces naturelles dans les jardins qu’elle dessine, aussi bien pour les contempler que pour s’y confronter.

clairefaupaysage.com

Paradisier Maxime Lancien

MAXIME LANCIEN

Après des études de hindi aux Langues O', Maxime part vivre en Inde où il effectue une recherche au Chhattisgarh sur l'origine de la violence armée qui y sévit, en partie liée à l'industrie minière. Revenu à Paris où il exerce en tant que journaliste, il étudie l'aménagement paysager à l'école du Breuil pour devenir jardinier. Membre de l'AJJH, l'association des journalistes du jardin et de l'horticulture, il écrit depuis 2016 dans la presse spécialisée.

maximelancien.com

NOS COLLABORATEURS

Paradisier Mathieu Becker

MATTHIEU BECKER

Designer graphique diplômé de l'École de recherche graphique (Erg) de Bruxelles, il co-dirige depuis 2010 les éditions LeMégot qui impriment et diffusent le travail de jeunes auteurs et artistes. Il est membre de Foxtrot, un collectif qui réunit photographes, architectes et illustrateurs.

matthieubecker.com

Paradisier Veronique Le Saux

VÉRONIQUE LE SAUX

Elle partage sa vie professionnelle entre les métiers de journaliste et de formatrice. Après avoir effectué des études de lettres modernes, elle a intégré l’École supérieure de journalisme de Paris. Le documentaire radiophonique est le format qui la passionne tout particulièrement. La flânerie est l'un de ses passe-temps favoris.

Paradisier Charles Nollet

CHARLES NOLLET

Développeur front-end formé à l'École multimédia à Paris, il délaisse de temps en temps le code informatique pour marcher pendant des heures. Un équilibre important pour lui. Le tableau de Caspar David Friedrich Le Voyageur contemplant une mer de nuages, découvert en fac de philo, reste à ce jour associé à ses toutes premières rêveries liées au paysage.

Editeur:

Association Paradisier vert

8 rue Mélingue
75019 Paris
06.02.06.74.72

Directeur de la publication :

Maxime Lancien

Prix : 20 €

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  • Par mail : bonjour@paysageur.com
  • Maxime Lancien : +33 6 02 06 74 72
  • Claire Fau : +33 6 34 57 42 48
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